Partir sans passeport

Partir sans passeport
recueil de nouvelles collectif

PARTIR SANS PASSEPORT, recueil de nouvelles inédites d’auteurs d’Outre-mer :
Suzanne Dracius (Martinique)
Ernest Pépin (Guadeloupe)
Jean-François Samlong (La Réunion)
Flora Devatine (Tahiti)
Charles-Henri Fargues (Martinique)
Georges Brédent (Guadeloupe)
Imasango (Nouvelle-Calédonie)
Joseph Jos (Martinique)
Marie-George Thébia (Guyane)
Jude Duranty (Martinique)
Laurent Valère (Martinique)

Dans l’imaginaire collectif, la notion de paradis est accolée à toutes ces îles qui composent la France d’au-delà des mers, vues du continent européen – la Métropole aux yeux de certains, ou l’Hexagone, pour l’équilibre du politiquement correct –, car il y a dans l’Atlantique, le Pacifique, l’Océan Indien, des populations qui sont françaises depuis plus de trois siècles, bien avant la Savoie, la Corse, la Franche-Comté, Nice et Lille. Les Outre-mer français sont à l’honneur en cette année 2011. Or il y a autant de Cultures et d’Histoire d’Outre-mer qu’il y a de terres françaises par-delà les océans.Partir sans Passeport est un recueil de nouvelles d’auteurs de ces contrées qui paraissent lointaines depuis Paris, alors qu’elles en sont toutes proches à travers les médias qui les inondent tous les jours. L’occasion est sans doute salutaire, afin que les clichés et les stéréotypes volent en éclats, « pour une utopie refondatrice » selon le voeu d’Aimé Césaire. Partir sans passeport, un voyage nouveau ou un retour vers des souvenirs de ces régions de France insulaire – car elles sont majoritairement des îles –, qui offre une maïeutique des imaginaires d’auteurs de la France en couleur, par des récits en français, pimentés, souvent, des saveurs de la langue créole.

- Cliquer ici pour voir la vidéo Suzanne Dracius – PARTIR SANS PASSEPORT sur TV Martinique 1ère

9,80 euros

ISBN 978-2-36430-003-3

Format poche 12 x 19

éd. Idem, mars 2012

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Toxic Island

TOXIC ISLAND
le nouveau roman d’Ernest Pépin

Résumé du roman :

Superstition, sexe, oisiveté, drogues, alcool et fêtes à gogo : le quotidien d’un aréopage de jeunes, parmi les plus vulnérables laissés en marge de la société, dans cette île paradis où bouillonnent des flots de colère, d’espoir, de désespoir, d’amour, d’humour, mais surtout d’une totale amnésie collective sur le fondokdu pays natal.

Ce roman, Toxic Island, œuvre de fiction de l’écrivain guadeloupéen Ernest Pépin, présente — mais pas seulement — la face la plus complexe du pays, qui serait entré dans la modernité en faisant table rase de son histoire et de son passé, et qui, lors d’explosions de violence, de façon sporadique, appelle au questionnement mais retombe aussitôt après dans l’oubli…

Bio auteur : Ernest Pépin, né en 1950 en Guadeloupe, est l’auteur d’une œuvre poétique et romanesque remarquée. Il a publié notamment L’Homme au bâton(1992), Tambour-Babel (1996) et Le Tango de la haine (1999) aux éditions Gallimard, ainsi que Cantique des tourterelles (Ecriture, 2004).

En savoir plus sur l’auteur Ernest Pépin : cliquer ici

Incipit du roman d’Ernest Pépin Toxic Island :
Je me sentais léger en ces temps désolés où la modernité massacrait l’île. Un lot d’affiches publicitaires avaient poussé sans bruit, parasitant la verdure, rendant aveugles les arbres, soumettant les carrefours à la loi du marché pour vanter de manière incongrue tel ou tel produit des supermarchés, tel ou tel crédit dont l’offre se voulait alléchante, telle ou telle voiture avec laquelle on pouvait faire le tour du monde, le monde lui-même au bout des ailes d’avions. Je me sentais peinard dans ce maquis des débrouilles où chacun tirait son diable en croyant que la vie se résumait à acheter, à baiser la fourmilière des femmes, à coquer comme ils disent du matin au soir et du soir au matin, à paraître mannequin au lieu d’exister en plénitude. C’était cela le temps que l’on m’avait légué et je faisais avec, du haut de ma jeunesse, et même parfois, je n’enviais aucun roi parce que mon royaume, à moi, relevait de l’invisible et des franges marginales où coulaient la drogue, le sexe et le rhum au gingembre. Petites arnaques à droite. Petites arnaques à gauche. Ma vie, à moi et celle de mes copains, se remplissait de rires, de risques majeurs, de cette vitesse sans frein que ne connaissent que les foutépamal. Autrement dit ceux qui s’en foutent.

Prix public : 9,80 euros.

Cliquer ici pour lire l’article « Toxic Island d’Ernest Pépin » dans le Guide de la Caraïbe culturelle – Gens de la Caraïbe

Hollywood SaIGNe

Hollywood SaIGNe

un polar brûlant de David Diamond alias David DIOMANDÉ, en format de poche

Eté 2020, en plein mois d’août torride. Abby, la fille du Gouverneur démocrate de Californie Jack Rufus, est retrouvée assassinée dans un appartement somptueux de West Hollywood. Jeune actrice montante, elle était favorite pour la prochaine course aux Oscar. Totalement apolitique, elle n’avait que faire de cet aspect de la vie de son père, cependant sérieux prétendant à la Présidence des Etats Unis en novembre.
A la demande de Jack Rufus en personne, l’enquête est confiée au Lieutenant Falk, du L.A.P.D, vieux routard à qui on ne la fait plus.
À Hollywood, entre plateaux de tournage, réceptions fastueuses, orgies sexuelles et trahisons politiques, l’écheveau est loin d’être facile à démêler, surtout lorsque la vérité va au-delà du concevable…

À 38 ans, David Diamond – alias David Diomandé – compte déjà 21 ans de carrière entre la Martinique et Paris, en tant que journaliste de presse écrite, animateur radio et présentateur TV au sein du Groupe France Télévisions. Après un premier roman autobiographique — préfacé par Michel Drucker — largement salué par la critique et plébiscité par les lecteurs, David Diomandé passe à la fiction policière et a choisi le pseudonyme de David Diamond.
L’auteur, résident américain vivant à Hollywood, nous emmène cette fois au coeur de sa ville d’adoption, fascinante autant que mystérieuse, magique autant que dangereuse.
À Los Angeles, les « Anges de la Cité » ne sont pas toujours ce qu’ils paraissent être…
Hollywood SaIGNe est son deuxième ouvrage, un polar brûlant…

ISBN : 978-2- 36430-001-9
Prix : 11,80 euros. Collection Idem (format de poche) Dépôt légal : mars 2011
422 pages

- Cliquer ici pour lire l’article sur bondamanjak : Hollywood SaIGNe , le livre qui rend hommage à Peter Falk et à son personnage légendaire, le Lieutenant Columbo

Youma

Parution de Youma de Lafcadio Hearn, nouvelle traduction française (texte intégral) et graphie créole de Suzanne Dracius et Patrick Mathelié-Guinlet, postface de Laura Carvigan-Cassin, éditions Idem. Mai 2012.

Prix public : 5 euros.

Lafcadio Hearn, né en Grèce le 27 juin 1850, est un écrivain irlandais qui prit ensuite la nationalité japonaise sous le nom de Yakumo Koizumi. En 1889, le journal Harper’s Monthly où travaille Hearn l’envoie comme correspondant aux Antilles. Il restera deux ans en Martinique. L’île lui inspire son romanYouma, dont l’action débute au temps de l’esclavage et trouve son épilogue au coeur des insurrections anti-esclavagistes qui ont accéléré la proclamation du décret d’Abolition à Saint-Pierre le 23 mai 1848.

« Cette histoire, écrivit Lafcadio Hearn à un de ses amis, est vraie en substance. La jeune fille refusa, dans les circonstances héroïques que j’ai décrites, l’aide de ses frères noirs et l’échelle. Bien entendu, il se peut que je l’aie idéalisée, mais non son acte. »

- Présentation de Youma : interview de Suzanne Dracius au journal télévisé d’ATV vendredi 8 juin : cliquer ici

L’histoire de Youma, une « da » esclave, est touchante. Outre le témoignage qu’elle apporte sur la vie aux Antilles au 19ème siècle, elle incite à la réflexion. Ecrite par Lafcadio Hearn, elle a été traduite de l’anglais en français par Suzanne Dracius et Patrick Mathelié-Guinlet, pour les éditions Idem. La postface est de l’universitaire Laura Carvigan-Cassin, docteur en littérature comparée:

« J’adhère complètement à l’acte militant de Suzanne Dracius et Patrick Mathelié-Guinlet qui ont entrepris de retraduire cette œuvre avec plus d’exactitude, de fidélité, au plus près de la pensée de Lafcadio Hearn et en respectant la graphie créole. La réédition de ce roman était incontestablement nécessaire. »